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Dans les coulisses d’un projet poétique et engagé avec les 1B @podcast

Aujourd’hui, nous vous emmenons dans les coulisses d’un projet poétique et engagé, dans le cadre de l’action AEFE Poéclic, porté par la classe de 1B du lycée et leur professeure de lettres, Madame Massie.
Podcast « Dans les coulisses d’un projet poétique et engagé avec les 1B ». DR. -> Aussi disponible sur l’audioblog Crescendo de ARTE Radio
Dans un premier temps, le vendredi 27 septembre, nous avons eu la chance d’accueillir au sein du lycée la poète et traductrice Claire Lajus. Accompagnée de M. Coudray, poète et co-pilote de Poéclic, elle nous a offert une lecture de ses poèmes, et a pris le temps de répondre aux innombrables questions des élèves de première autour de la poésie, de ses enjeux et du processus de création poétique.
Cette rencontre enrichissante nous a permis de comprendre davantage le monde de la poésie, présentant les poètes comme des personnes accessibles, laborieuses et généreuses. Leurs préoccupations, essentielles, sont profondément humaines. Ce moment agréable a également été enrichi par la lecture d’extraits de poèmes de Mme Lajus par les élèves, ce qui a permis à la poète de découvrir un angle différent de ses propres écrits.
Dans un deuxième temps, les élèves ont imaginé et présenté un récital poétique, le 10 avril dernier, à l’Institut Français d’Istanbul, dans le cadre de « La Nuit des Idées ». Une soirée culturelle et artistique où les mots ont pris vie, portés par une mise en scène sensible et vibrante. Les thèmes ? Le ciel, la neige, la forêt, la terre… autant de paysages intérieurs et extérieurs explorés à travers la poésie.
Les textes choisis venaient de grandes voix contemporaines : Hélène Dorion, Jean-Michel Maulpoix, Philippe Jaccottet, ou encore Guy Goffette. Des auteurs exigeants, mais profondément humains, dans lesquels les élèves ont puisé pour donner corps à leurs émotions et à leurs réflexions.
Au-delà de l’émotion du spectacle, ce travail leur a permis d’avancer dans leur programme du bac de français – mais surtout, de s’approprier les œuvres, de les faire résonner autrement.
Et pour les accompagner dans cette aventure ? Deux poètes : Claire Lajus et François Coudray, qui ont encadré le projet et guidé les élèves avec bienveillance. Nous les remercions très chaleureusement pour le temps qu’ils nous ont accordé.
1re partie :
Prises de son par Iris Brément et Delphine Boulanger
Montage par Iris Brement
Lecture de poèmes par les élèves de la classe de 1B
2e partie :
Prises de son par Ece Seçen
Sous la conduite de M. Blasco
Lecture de poèmes par Selin Taner, Selim Draman et Timur Güzelgöz
Organisation : Mme Massie
Photomontage : réalisé à partir de photos de Mme Massie
Générique : d’après Guazu, Licence (Téléchargement) -
Mon classique en 2 minutes : des œuvres vivantes pour la Francophonie

Le 14 mai s’est déroulé la première édition d’une nouvelle action du Printemps de la Francophonie. Les élèves des lycées Pierre Loti, Sainte Pulchérie, Küçük Prens, Tevfik Fikret et Galatasaray ont participé à cet événement qui a eu lieu à l’Institut Français d’Istanbul. Cette réunion était à la fois enrichissante et originale grâce aux nombreuses œuvres sélectionnées et présentées par les candidats.
Les élèves de chaque établissement ont présenté soit un grand classique de la littérature, soit une œuvre qui leur tenait à cœur, en seulement deux à trois minutes. Le principe parait simple, mais demande en même temps de la rigueur. Chaque participant devait « pitcher » en français un ouvrage de manière concise, personnelle et engageante. L’accent était mis sur l’originalité du travail. Il ne s’agissait pas d’une présentation qui ressemble aux résumés en ligne ou aux textes de présentation en 4e de couverture des livres.







Le public a été émerveillé par le silence qui a régné lors des présentations théâtrales, tandis qu’il s’est montré vivant pendant celles avec une touche comique. La richesse et l’originalité des présentations ont contribué à créer un public aussi réceptif aux émotions. Les présentateurs, en partageant leurs perspectives personnelles sur les œuvres choisies, ont mis l’accent sur ce qui les avait touchés, impressionnés ou captivés. Même lorsque plusieurs candidats se sont intéressés au même ouvrage, leurs interprétations étaient si différentes qu’il n’y a eu aucun problème ; les deux regards étaient aussi juste l’un que l’autre, et il n’est pas possible de nier la réalité que ce que fait qu’un livre est aimable est notre interprétation intime.
Certaines présentations se distinguaient par leur dimension théâtrale. Les élèves ont choisi d’incarner des personnages, de se costumer, voir même de porter des masques. Cette approche presque moliéresque donnait à leurs interventions une délicatesse particulière, entre théâtre classique et performance littéraire. La scène est devenue une scène de théâtre et non pas un simple pitch qu’il devait au public. Les détails dans le costume, les gestes et l’intonation attiraient l’attention de chacun et chacune dans le public. Grâce à certains choix de mise en scène, certaines performances ont même pu faire entrer les spectateurs dans le monde du texte sélectionné. Cela montre à quelle point la littérature classique et les œuvres théâtrales se rejoignent, et à quel point une œuvre classique peut être rendue vivante et contemporaine grâce à l’imagination et la passion.





D’autres participants ont pris une route plus traditionnelle, mais pas nécessairement formelle. Il s’agissait de toute forme de représentation : l’intime, le comique, le dramatique. Le message du livre, son contexte, ou encore le style de l’auteur portaient une grande importance. Certains élèves ont pris le temps d’expliquer pourquoi ce classique leur avait parlé personnellement, ce qu’ils y avaient trouvé de particulier, ou comment ils avaient découvert l’œuvre. Cela permettait au public de comprendre l’importance des classiques dans la vie d’un lecteur, et d’en découvrir de nouveaux à travers le regard d’un ami, d’un professeur, d’un membre de la famille, d’un proche…










Un autre aspect marquant l’événement était la diversité des genres littéraires choisis. Théâtre, roman, poésie… beaucoup de styles étaient représentés. Et naturellement, cette variété a donné lieu à des tonalités très différentes dans les présentations : certaines étaient sérieuses, d’autres poétiques, d’autres encore très burlesques ! En effet, quelques élèves ont opté pour l’humour afin de revisiter des œuvres que l’on considère souvent comme “ennuyeuses” ou “trop compliquées”. Grâce à des jeux de mots, des mises en scène amusantes ou des clins d’œil à la culture actuelle, ils ont réussi à donner une seconde vie à ces textes classiques.
Cette démarche montrait une chose essentielle : les classiques ne sont pas seulement faits pour être lus avec gravité ou dévotion. Parfois, ils peuvent aussi être appréciés pour leur histoire, leur intrigue ou leur absurdité tout simplement, sans les symbolismes, la politique ou la philosophie. Il n’est pas toujours nécessaire de chercher une morale ou une signification profonde. On peut ainsi lire pour le plaisir, et ce plaisir peut naître d’un rire, d’une surprise, ou d’une identification personnelle au récit.




Ces interventions humoristiques étaient particulièrement réussies, car elles montraient une véritable compréhension de l’œuvre, tout en réussissant à faire rire le public. Elles ont également permis de casser l’image élitiste que certains peuvent avoir envers les classiques. Un bon livre n’a pas besoin d’être ancien pour être respecté, et un livre ancien n’a pas besoin d’être lu avec sérieux pour être compris. Ce que les élèves ont montré, c’est que chaque lecteur peut se réapproprier un texte à sa manière, et que cette liberté est l’une des grandes forces de la lecture.




Pour couronner le tout, il faut souligner l’ambiance générale de l’événement : chaleureuse, bienveillante, et porteuse d’un véritable amour de la littérature. Chaque élève était écouté avec attention, applaudi, soutenu. Il n’y avait pas de jugement, ni de compétition. Au contraire, tous semblaient animés par le désir de partager une passion commune, celle des mots, des histoires, et de raconter. Vers la fin de l’événement, une discussion sur la disparition de la lecture avec la place énorme que prennent les écrans dans la société a émergé. Mais ceci est une fausse idée : inversement, les écrans rendent la littérature plus accessible aux gens et, permette l’accès en diverses langues, pour beaucoup moins cher et d’une manière plus simple. La lecture est vivante, elle circule, elle se transforme, et elle continue à émouvoir, faire réfléchir, faire rire.
L’Institut Français, en accueillant cette initiative, a permis aux jeunes lecteurs de s’exprimer librement, et de montrer que les classiques, loin d’être figés dans le passé, peuvent être réinventés à chaque génération. En deux minutes seulement, chaque élève a transmis une émotion, une idée, un coup de cœur. Et c’est sans doute cela, le plus beau dans la littérature : sa capacité à toucher chacun différemment, et à s’adapter à celui ou celle qui la lit.
Photos d’illustration de Nil Antonetti
Ayşe Önbilgin
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Met Gala 2025 : Black dandyism

La cérémonie du Met Gala 2025 s’est déroulée le 2 mai au Metropolitan Museum of Art à New York. Placée sous le thème “Superfine: Tailoring Black Style”, cette édition a été représentée par des co-présidents emblématiques : Lewis Hamilton, A$AP Rocky et Pharrell Williams. Entre invités prestigieux, tenues spectaculaires et un tapis rouge éblouissant, qu’est-ce qui explique l’immense engouement suscité cette année sur les réseaux sociaux ?

Le dandysme
Un style vestimentaire mais aussi une attitude esthétique, le dandysme fit son apparition au XIXe siècle, en Angleterre mais également en France. Par son élégance raffinée et le soin apporté aux moindres détails, le dandysme représentait avant tout un rejet des conventions sociales de l’époque. George Brummell, figure emblématique du dandysme, également surnommé « Beau Brummell », imposa un style sobre, élégant, et surtout un costume parfaitement taillé.
En France, en revanche, le dandysme repose davantage sur une tournure intellectuelle et littéraire, à l’image de Charles Baudelaire.Black Dandyism
Le black dandysme apparaît après l’abolition de l’esclavage aux États-Unis. Les hommes noirs, désormais libres, vont adopter les codes vestimentaires du dandysme européen. Dans ce contexte de lutte contre le racisme, ces hommes s’habillent avec élégance pour revendiquer leur humanité dans une société ségréguée.
En adoptant cette manière de s’habiller, ils se réapproprient l’image de l’homme élégant afin de briser les stéréotypes et d’affirmer leur pouvoir à travers l’image.



Ce style vestimentaire, caractérisé par un costume bien taillé et souvent coloré, s’inspire à la fois des traditions africaines et de la mode occidentale. Les accessoires personnels: canne, chapeau ou broche, viennent distinguer les personnes noires et souligner leur sophistication dans un pays opposé à leur émancipation.
Duke Ellington, géant du jazz, était également connu pour son raffinement vestimentaire ; il utilisait cette élégance pour imposer le respect dans une industrie dominée par les préjugés raciaux.
My music is my personality. My clothes are my armor.
Duke Ellington
Le musicien de Jazz Duke Ellington. DR. Plus récemment, c’est Pharrell Williams qui reprend la cadence. Musicien et styliste, il adopte un dandysme moderne mêlant haute couture, streetwear et cultures africaines. Il démontre ainsi la place de l’homme noir dans la mode, non pas en tant que simple consommateur, mais comme inventeur d’un style, pouvant être perçu comme une déclaration à la diversité.
Le dandysme, c’est plus de 250 ans d’histoire, de luttes politiques, et d’affirmation identitaire. Il redéfinit les normes esthétiques et impose une nouvelle narration, fière et consciente. Héritiers d’une histoire de résistance, les dandys noirs d’aujourd’hui continuent de transformer la mode en un outil de pouvoir, de style et de revendication.
Met Gala 2025 : Tailoring Black style
Le Met gala est un évènement mondain annuel qui collecte des fonds au profit de l’Anna Wintour Costume Center du Metropolitan Museum of Art (Met) de New York. Il marque l’inauguration de l’exposition annuelle de mode de l’Institut du costume.
Le Met Gala 2025 invitait les participants à venir habillés selon le style Tailoring Black Style, à interpréter à leur manière. Cette thématique a donné lieu à une grande diversité de tenues sur le tapis rouge : certains arboraient un costume trois pièces orné de broderies, tandis que d’autres optaient pour des looks extravagants et audacieux.
Le thème, largement inspiré de la mode des années 60 aux États-Unis, elle-même influencée par le dandysme et son idéologie à la fois culturelle, politique et surtout esthétique, a permis de rendre hommage à une époque riche en symboles.
Plusieurs invités ont ébloui le public, non seulement par leur respect du thème, mais aussi par le message fort qu’ils faisaient passer à travers leurs tenues. À l’image de Damson Idris, habillé en Tommy Hilfiger, qui est arrivé en voiture de course, casque à la main, pour révéler un look d’une élégance absolue. Ou encore, celle qui a été désignée comme la reine de la soirée : Teyana Taylor, en Ruth E. Carter. Première à monter les marches, elle a captivé journalistes et téléspectateurs avec une tenue regorgeant de détails liés à l’art du tailoring.
Des looks plus sobres ont également retenu l’attention des observateurs avertis, comme A$AP Rocky en AWGE ou Chance the Rapper en Versace, qui ont misé davantage sur le raffinement des détails que sur l’opulence de la couture.
D’autres, en revanche, n’ont pas su convaincre le public, certains looks étant jugés trop simples ou trop éloignés de l’esprit du thème, comme Tyson Beckford ou même Anne Hathaway. Les internautes ont notamment pointé du doigt le manque d’implication de certains invités, estimant qu’ils n’avaient pas respecté la consigne du gala. C’est le cas de Sydney Sweeney, en Miu Miu, rendait hommage à Kim Novak dans Vertigo, s’inspirant du glamour hollywoodien des années 50. Une référence élégante mais jugée hors sujet, car éloignée de l’héritage culturel et politique du “Tailoring Black Style”. Ou encore Lisa, en Louis Vuitton, au centre d’une polémique : certains internautes pensaient à tort que le visage de Rosa Parks était brodé sur ses sous-vêtements. En réalité, la tenue comprenait un motif abstrait tiré d’une collaboration artistique, sans lien direct avec Rosa Parks, bien que la mauvaise interprétation ait créé un malaise.
Au final, ce Met Gala 2025 a rappelé que le tailoring et le dandysme noir ne sont pas qu’une affaire de style, mais bien un langage, un acte de résistance et d’élégance. Entre respect du thème et interprétations, ce gala a surtout montré que la mode, quand elle est bien portée, peut raconter bien plus qu’une simple histoire de vêtements.
Pour aller plus loin :
Azra Tuncer
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Trois ans de progrès : PL Robotics et la saison FRC 2025

Notre aventure a commencé il y a trois ans, quand l’équipe PL Robotics s’est formée grâce à l’engagement de plusieurs amis passionnés par la robotique et l’ingénierie. Dès le départ, nous étions motivés, enthousiastes et curieux, mais cette année nous sommes revenus avec une nouvelle énergie, motivés par les leçons apprises : cette fois, nous étions assez expérimentés pour construire notre robot de A à Z…
Nous avons consacré la première année à apprendre les bases, découvrir les règles, nous initier au codage, et construire notre tout premier robot pour participer à la saison CHARGED UP 2023 de la First Robotics Competition, au Régional d’Istanbul.
Lors de notre deuxième saison, nous voulions aller plus loin avec un design plus ambitieux et une meilleure coordination d’équipe. Mais un obstacle inattendu nous a ralenti : beaucoup de nos pièces sont restées bloquées à la douane. Résultat, pendant la saison 2024 au Régional de Marmara, nous n’avons pas obtenu les résultats espérés.
Cette année, nous sommes revenus avec une nouvelle énergie, motivés par les leçons apprises. Cette fois, nous étions assez expérimentés pour construire notre robot de A à Z.
Dès le début, nous avons planifié soigneusement notre travail, obtenu des sponsors, lancé le recrutement, et appris à utiliser pleinement les outils à notre disposition, comme nos deux imprimantes 3D et notre découpeuse laser pour plaques de bois.
Kickoff
Au début de l’année, nous avons assisté à la présentation de la saison à l’école Açı à Bahçeköy. Le thème s’appelait REEFSCAPE, inspiré par l’univers marin. Le jeu consistait à marquer des points en plaçant des tuyaux en PVC (appelés coraux) et des balles (appelées algues) dans des zones de score. En fin de match, les robots pouvaient aussi grimper sur une structure centrale en métal appelée la Barge pour obtenir des points bonus.
Notre stratégie s’est concentrée sur l’escalade des cages métalliques et le placement des coraux sur le niveau le plus bas. On a progressé rapidement : création du modèle 3D, mise à jour du code, début de la fabrication des mécanismes. La construction s’appuyait sur des pièces découpées avec précision. Pour cela, nous avons utilisé nos imprimantes 3D et la machine de découpe laser. Ce choix allait malheureusement se révéler être une erreur.


À mesure que le temps passait, l’assemblage devenait de plus en plus complexe. L’équipe a travaillé sans relâche jusqu’au dernier moment. Le jour de la compétition, nous étions fiers d’avoir tout terminé comme prévu. Mais dès nos premiers tests sur place, nous avons réalisé que les plaques de bois utilisées dans le bras et le système d’escalade étaient bien trop fragiles. Il suffisait d’un seul match pour que le robot se casse en morceaux.
Défis rencontrés. Solutions trouvées
Nous avons donc improvisé en urgence : chercher des morceaux de métal, les découper, les redresser, les adapter pour remplacer les pièces en bois.

Pendant ce temps, la compétition avait commencé. Le premier jour était réservé aux tests, ce qui nous a laissé un peu de répit, mais nos réparations ont pris plus de temps que prévu.
Le deuxième jour, les matchs s’enchaînaient. Notre robot, Lotimus Primed, affrontait les autres équipes. Grâce à notre pilote, il a excellé en défense, réduisant les points des adversaires. Mais faute de mécanismes de scoring fonctionnels, nous ne pouvions pas vraiment contribuer au score de notre propre alliance.
Stratégie
À l’approche de la fin des matchs de qualification, nous avons dû faire un choix. Nous avons décidé de nous concentrer uniquement sur le système d’escalade, plus rentable en points. Dès l’aube du deuxième jour, nous avons travaillé sur les améliorations : lubrification du moteur, correction de l’alignement des engrenages, renforcement des fixations. Mais les plaques en bois ne supportaient toujours pas le couple du moteur.




Le temps a filé. Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas pu finir un prototype fonctionnel avant la fin des qualifications. Nous sommes entrés dans la phase de sélection avec un classement bas. Malgré notre détermination, nous n’avons pas été choisis pour continuer vers les phases finales.
Un vrai succès
Mais cette saison reste pour nous un vrai succès car nous avons énormément appris. Nous avons transmis nos connaissances aux nouveaux membres, renforcé notre méthode de travail, et amélioré la structure du robot en remplaçant la base en plexiglas par une plaque en polycarbonate, beaucoup plus résistante et souple. Et surtout, nous n’avons jamais abandonné. Même face aux difficultés, nous avons tenu bon jusqu’au bout.



Cette année, nous n’avons pas seulement construit un robot. Nous avons construit une équipe forte, soudée, et prête à aller encore plus loin…
Mise en page par Fergan Öztürk
Rappel du principe des FIRST Robotics Competition :
Combinant l’excitation du sport avec les rigueurs du STEM, les équipes du FIRST Robotics Competition utilisent une technologie sophistiquée pour construire et programmer des robots de taille industrielle afin de jouer à un jeu d’alliance plein d’action sur un terrain thématique. Avec des mentors et des sponsors professionnels, les étudiants acquièrent des compétences en ingénierie et en résolution de problèmes qu’ils peuvent appliquer à des situations du monde réel, aujourd’hui et demain.
Pour (re)vivre la compétition :
Les trois jours d’Istanbul Régional diffusés par FIRST Robotics Competition – 2025 REEFSCAPE Suivez-nous : PL Robotics sur Instagram
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Un jour à l’école : une BD Crescendo !

L’équipe d’illustrateurs de Crescendo a travaillé cette année sur une bande dessinée. Elle est simple mais personnelle, car elle relate un moment qui nous est familier, un moment qui appartient à Pierre Loti…
A l’instant de la sonnerie, on voit tous une énorme vague d’élèves qui courent vers le terrain de football, aveuglément, dans un délire heureux et innocent. Et le surveillant Ahmet fait partie de ceux qui regardent : il sait qu’il n’y a rien qu’il peut faire, et rien qu’il veut faire face à cette foule en joie et pleine de hâte. C’est ainsi que se déroule chaque récréation : les classes se vident et le terrain se remplit, les élèves ne s’ennuient jamais et Ahmet non plus.




Quatre illustrateurs, Anemon Adali, Colin Talmon Laroderie, Alize Karaman et Yasemin Gumpert, sont les artistes derrière chaque vignette de la bande dessinée. Nos styles, nos choix et nos traits de dessin, bien que tous uniques, se mêlent et se rencontrent sur la bande pour s’accorder sur l’anecdote racontée.
On vous invite à regarder, et à vivre un simple moment de notre vie à l’école, faire partie d’un souvenir de Pierre Loti…
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Voyage en Inde, à la découverte d’un pays fascinant… @podcast

Aujourd’hui nous vous emmenons à la découverte d’un pays fascinant, aux mille couleurs et aux contrastes saisissants, l’Inde. Il ne s’agit pas d’un simple récit de voyage, mais de témoignages d’un groupe d’élèves de première et terminale qui eut la chance de se rendre dans le pays dans un cadre scolaire. Entre découvertes culturelles, rencontres inoubliables et moments de dépaysement total, les élèves partagent ici leurs impressions, leurs anecdotes et ce que cette expérience leur a apporté.
Podcast « Voyage en Inde, à la découverte d’un pays fascinant… » Prise de son par Iris Brément, Juliette Dabbert et Melis Sönmez. Montage par Iris Brément et Melis Sönmez. DR. -> Aussi disponible sur l’audioblog Crescendo de ARTE Radio






Le voyage en Inde vu par Yasemin Gumpert. DR. Prises de son par Iris Brément, Juliette Dabbert et Melis Sönmez
Montage par Iris Brément et Melis Sönmez
Sous la conduite de M. Blasco
Photomontage réalisé à partir de photos d’Iris Brément et de LBM1948, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Œuvres de voyage issues des carnets de dessin de Yasemin Gumpert
Effet sonore : extraits de The Indian Percussion Beat, par Jack Jack (musique libre de droits)
Générique : d’après On Point / Steven OBrien et Funky Intro 15 / TaigaSoundProd, License CC BY 4.0 -
Concert du Club Musique sur la scène de l’Institut !

Le 12 avril dernier, dans le cadre de La nuit des idées 2025, le Club Musique du lycée français Pierre Loti a enflammé la scène de l’Institut Français d’Istanbul lors d’un concert inoubliable mêlant énergie, émotion et multiculturalité. Les élèves-musiciens ont su captiver un public varié en interprétant une setlist riche, oscillant entre rock, ballades mélancoliques et rythmes alternatifs.
Le concert a débuté sur les chapeaux de roue avec 3 Nuits Par Semaine, un classique d’Indochine qui a immédiatement mis l’ambiance, suivi par Cambaz du groupe turc Mor ve Ötesi. Ce va-et-vient entre répertoires français, turcs et internationaux a donné au concert une couleur unique, illustrant la richesse culturelle du lycée.
Le club musique en live sur la scène de l’Institut Français d’Istanbul, 12 avril 2025. Lycée Français Pierre Loti & Institut Français de Turquie, antenne d’Istanbul. La tension émotionnelle a continué avec Otherwise et This Love, avant de revenir à une note plus légère avec Les Champs-Élysées, que le public a repris en chœur.


















Chaque morceau semblait raconter une histoire différente : Lonely Boy a réveillé les esprits avec son énergie brute, tandis que Plug In Baby de Muse a apporté une touche de rock alternatif plus sombre. Le public a retenu son souffle pendant Every Breath You Take, avant que la soirée ne se termine sur la douce mélancolie de Ben Böyleyim/Comme d’habitude, mélange des deux chansons turque et française pleine de nostalgie.
















Le concert s’est terminé sous une pluie d’applaudissements. Ce moment de musique partagé a montré combien nous, les jeunes, pouvons transmettre des émotions puissantes à travers les langues, les styles et les cultures.
Un immense merci aux musiciens et aux spectateurs qui ont rendu ce concert encore plus spécial…

Kaan Douillet
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Vidéo – Récital poétique de La nuit des idées 2025. Habiter le monde : entre terre et ciel
Dans le cadre de La nuit des idées 2025, en coproduction avec l’Institut Français, les élèves de la classe de 1B du Lycée français Pierre Loti d’Istanbul ont donné un récital poétique le 10 avril 2025, encadrés par leur professeur de lettres, Lara Massie, et avec le soutien du parrain poète François Coudray.
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La nuit des idées 2025. Une soirée artistique pour mieux “Habiter le monde”

Dans le cadre de La Nuit des Idées 2025, en coproduction avec l’Institut français de Turquie, antenne d’Istanbul, le Lycée français Pierre Loti d’Istanbul a organisé une soirée artistique et culturelle le 10 avril : le vernissage de l’exposition d’œuvres avec médiation de ses élèves de l’option Arts plastiques, ainsi qu’un récital poétique, spectacle vivant par les élèves de 1B en collaboration avec le club court-métrage.
Madame la Consule générale de France à Istanbul, Nadia Fanton, Monsieur Guillaume Mouette, Chef d’établissement, et Monsieur Valentin Rodriguez, Attaché culturel et Directeur délégué de l’antenne d’Istanbul de l’Institut français ont participé au vernissage de l’exposition sur le thème « Habiter le monde » et assisté au récital poétique « Habiter le monde : entre ciel et terre ».


Une exposition avec médiation : “Habiter le monde”
Le soir du 10 avril, les élèves de l’option Arts plastiques ont officiellement fait le vernissage de leur exposition à l’Institut français : “Habiter le monde”. Au programme, visite guidée de l’exposition avec chaque artiste présentant l’une de ces œuvres, discours, cocktail et vente de tote bags. Les élèves ont ainsi pu présenter leur travail, minutieusement préparé. Les avis étaient unanimes :
On oublie presque que c’est une exposition scolaire, tellement c’est professionnel !
Les artistes !
Le thème en était “Habiter le monde”, mais que signifie réellement ce titre ? Comment habitons-nous le monde ? Par nos gestes, nos choix, nos rêves, nos créations ? Que signifie “habiter” : vivre, exister, laisser une empreinte, s’ancrer dans un lieu, ou bien encore se projeter ailleurs ?
Et quand pouvons-nous dire que nous avons vraiment habité notre monde ? Qui l’a habité avant nous ? Et comment, à notre tour, laissons-nous une trace de notre passage sur Terre, aussi infime soit-elle ?

En tant qu’élèves de l’option Arts plastiques, nous avons particulièrement été fiers et honorés de pouvoir vous présenter le fruit de notre travail, réalisé tout au long de cette année dans un cadre aussi accueillant.
La préparation
L’installation de toute l’exposition a pris presque deux jours. Entre l’accrochage, les répétitions de la médiation et les encadrements… C’était du boulot et un vrai travail d’équipe ! Une découverte: l’accrochage est bien plus difficile qu’il n’y paraît, c’est un art à part entière…




Les œuvres
Les œuvres exposées étaient très diverses : vidéo, peinture, photo, gravure, laine et même de la peinture à même le mur ! Chaque œuvre traduit une façon singulière d’habiter le monde et des interprétations très différentes d’un élève à l’autre.
Voici quelques images des œuvres présentées qui ne sont pas ici toutes représentées. Si vous avez eu la chance d’aller visiter l’exposition, vous avez pu apprécier chacune d’elles.
Le vernissage
L’exposition s’est ouverte en présence de M. Valentin Rodriguez, le directeur de l’Institut Français d’Istanbul ainsi que de Mme la Consule générale de France à Istanbul, Nadia Fanton. Les élèves avaient préparé une visite guidée de l’exposition où chacun a eu l’occasion d’expliquer une de ses œuvres.






C’était une soirée inoubliable où les élèves ont pu pour la première fois parler de leurs œuvres à un public intéressé. C’est une expérience très enrichissante pour le futur. Le retour a été très positif ! Le public à été impressionné par la qualité et la profondeur des œuvres.
Et vous, comment habitez-vous le monde ?
Au nom de la classe d’Arts-plastiques, nous remercions infiniment notre professeur sans laquelle rien de cela n’aurait été possible : Madame Ohana. Nous remercions également M. Rodriguez qui nous a ouvert les portes de l’Institut et a témoigné d’un véritable intérêt pour notre travail. Enfin, nous remercions tous ceux qui ont soutenu le projet et qui ont assisté au vernissage.
Pour finir, j’invite chacun à réfléchir sur sa façon d’habiter le monde. Qu’est ce qui vous fait exister dans ce monde ? Quel est votre lien avec le monde ? De quelle manière y vivez-vous ? Et vous, comment habitez-vous le monde ?
Rendez-vous à la prochaine exposition…
Un récital poétique : “Habiter le monde, entre terre et ciel”
Le soir du jeudi 10 avril et toujours dans le cadre de la Nuit des idées 2025, les élèves de la classe de Première B ont présenté un récital de poésie d’une grande sensibilité avec le soutien de M. Coudray, notre parrain poète, et de Mme Massie, notre prof et directrice artistique. Ce projet littéraire avait pour objectif de faire aimer la poésie aux élèves et aux spectateurs, en explorant quatre grands motifs liés à la nature : la forêt, la terre, la neige et le ciel. Chaque thème a été introduit par une courte vidéo réalisée par les membres du Club Court Métrage, puis porté par une liste de poèmes choisis par les soins de Mme Massie.
Revivez cette soirée dans la vidéo du récital poétique ! La poésie pour agir ?
Vous vous demandez peut-être quel lien unit “La nuit des idées 2025” à Istanbul (Terra Nostra 4 + soirée Vernissage de l’exposition d’Arts plastiques et Récital poétique + concert du club musique dans le cadre d’une coproduction de notre lycée avec l’Institut Français d’Istanbul), placée cette année sous le thème “Pouvoir agir”, à un récital de poésie. À première vue, la poésie semble éloignée de l’action concrète. Pourtant, comme l’écrivait Éric Pessan :
Le poème est une action minuscule qui déplace les montagnes de l’indifférence.
En effet, loin d’être un simple art contemplatif, la poésie que le public a découverte ce soir-là est une forme d’action à part entière. Elle répare à petites touches notre rapport au monde, retisse des liens fragiles et nous invite à habiter plutôt qu’à exploiter.
La poésie, pour habiter le monde humblement
C’est précisément cette vision que Mme Massie, qui a porté ce projet, a souhaité explorer avec notre classe et avec les spectateurs à travers le thème de ce récital : « Habiter le monde, entre terre et ciel ». Cette invitation poétique incarne à la fois un manifeste pour une présence au monde plus humble, une célébration de l’attention portée au vivant et une quête d’équilibre entre enracinement et élévation.

Pendant des semaines, les élèves ont travaillé non seulement sur la diction, le rythme et l’interprétation, mais aussi sur la mise en scène : lumières tamisées, déplacements soignés… Tout était pensé pour créer une atmosphère agréable. Le public, composé de parents, d’enseignants et d’amis, a été profondément touché.

En choisissant la nature comme sujet, les élèves ont aussi rappelé combien celle-ci est fragile, inspirante, essentielle — et combien elle mérite d’être célébrée.
Une soirée inoubliable, porteuse de germes
Ce récital a permis à chacun de s’approprier la langue poétique, de se découvrir une voix, un regard, une manière singulière de dire le monde. Une soirée réussie qui restera dans les mémoires comme un temps fort de l’année scolaire.
Merci !
Nous nous sentons particulièrement reconnaissants vis-à-vis de la direction de notre lycée mais aussi de celle de l’Institut Français, dont le soutien indéfectible a été déterminant dans la création de ce projet. Nous souhaitons encore une fois saluer l’engagement personnel de notre parrain, Monsieur François Coudray ainsi que l’implication précieuse de Messieurs Blasco et Gérard, et de Mesdames Şaşmaz et Izet, sans lesquels cette rencontre d’un spectacle vivant avec le public n’aurait pas été possible.


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Vidéo – Terra Nostra : la 4e édition des RJF @IST
4e édition des Rencontres des jeunes francophones @Istanbul – Terra Nostra : dans un format théâtralisé, les lycéennes et lycéens de Pierre Loti ont organisé deux sessions de rencontres sur 8 thématiques des Objectifs du développement durable de l’ONU le mercredi 9 avril 2025 à l’Institut Français d’Istanbul, avec la participation des élèves des lycées Saint Joseph, Saint Benoît, Sainte Pulchérie, Notre-Dame de Sion, Galatasaray, Küçük Prens d’Istanbul et Charles De Gaulle d’Ankara !


























