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  • Crescendo au festival de Cannes !

    Crescendo au festival de Cannes !

    Notre correspondant rédacteur, Renan Raoul, a assisté au festival de Cannes. Il nous transmet ses impressions dans quatre articles distincts ! Bonne lecture !

    Cannes, capitale du cinéma


    Un avis sur la sélection de Cannes 2022


    Le palmarès de la 75e sélection officielle du festival de Cannes 2022


    La Turquie à Cannes

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  • Cannes, capitale du cinéma

    Cannes, capitale du cinéma

    En temps normal, Cannes est une petite ville balnéaire du sud de la France. Elle est toute petite à côté d’Istanbul (0,5 % de la population d’Istanbul). A Istanbul, pendant le festival international du film d’Istanbul, on ne remarque rien de spécial. Si vous n’êtes pas cinéphile, il est possible que vous ne soyez même pas au courant de ce festival. La ville continue à son rythme avec ou sans festival. 

    Par contre, durant son festival, Cannes se métamorphose. J’y suis déjà allé hors festival et l’ambiance était totalement différente. Hors saison/festival, elle reste juste une petite ville au bord de la mer, avec son port de plaisance. 

    Pour Cannes, le festival est une affaire hors de proportion. Il semble même qu’après 75 ans, Cannes ne se soit toujours pas complètement habituée à son festival de renommée mondiale. Je peux donner deux exemples pour mieux vous décrire la situation à Cannes cette année.

    Il y a eu des problèmes de logistiques dans la station de train à cause des préparatifs du festival. En tout, aller de Nice à Cannes m’a pris quatre heures (plus que le trajet d’avion d’Istanbul à Nice).

    Après avoir récupéré son badge, j’ai voulu réserver des séances de film sur le site officiel du festival. Et là, le site ne marchait pas bien. C’était la première année que le festival donnait les billets en ligne et le site n’était apparemment pas bien dimensionné pour le nombre d’accréditations. Il fallait donc se rendre au kiosque en centre ville pour récupérer les billets ou faire la queue de dernière minute. 

    Ces petits problèmes logistiques mis à part, le festival de Cannes est tout de même exceptionnel. C’est le seul festival où les billets sont gratuits pour les personnes accréditées. A Cannes, vous pouvez voir autant de films que vos yeux vous permettent ! 

    Le correspondant de Crescendo au festival de Cannes 2022, Renan Raoul. DR.

    Le festival de Cannes a sa propre ambiance. Il y a toujours quelque chose à faire. Même si vous n’êtes pas un fan de cinéma, vous pouvez passer du temps sur la plage, prendre un verre sur la croisette, peut-être rencontrer une célébrité en marchant dans les rues et aux abords des plages. Si c’est la première fois que vous venez à Cannes, vous serez probablement surpris de voir des queues impressionnantes pour obtenir des billets qui sont malheureusement rapidement épuisés. Les séances les plus prisées sont souvent au Palais des festivals, là où l’on trouve les célébrités et les acteurs des films présentés. Les personnes qui font la queue sont bien souvent des passionnés de cinéma qui veulent voir la séance avec le “cast”. Cette année, on pouvait voir beaucoup de jeunes en tenue de soirée qui, dès quatorze heures, faisaient la queue de dernière minute pour avoir une chance d’entrer à la séance de dix-neuf heures. Ils ne pouvaient entrer que si d’autres personnes qui ont des invitations/tickets ne viennent pas à la séance. Le nombre de places étant limité, il est possible de devoir attendre en plein soleil une bonne partie de la journée sans aucune garantie d’être pris. Pourtant, rien ne les décourage. On ressent vraiment une grande ferveur parmi ces passionnés.

    Il y a aussi les chasseurs d’autographes ou de selfies qui campent devant le tapis rouge, à l’affût d’une célébrité. Parfois ça paie : Tom Cruise et Julianne Moore ont passé au moins dix minutes à signer des autographes. D’autres s’improvisent en paparazzi amateurs. Ils installent des escabeaux dès le petit matin pour prendre des photos de vedettes avec un peu plus de hauteur. Le soir, ces escabeaux restent attachés sur place avec des cadenas et des chaînes en prévision d’une utilisation le lendemain. Les balcons en face du palais sont aussi loués à prix d’or à des photographes amateurs ou professionnels.

    Les escabeaux des chasseurs d’images au festival de Cannes 2022. DR.

    Cannes est un endroit exceptionnel où l’on peut rencontrer plein de gens exceptionnels. Par exemple, je voulais aller voir le nouveau film de Kore Eda intitulé Broker, mais à cause des places limitées et du nombre restreint de séances, je n’ai pas pu trouver de places pour le long métrage. La plupart des films ont peu de projections et il est difficile d’avoir des billets. Cependant, le lendemain je suis allé manger dans un petit restaurant italien et Kore Eda était assis à la table d’à côté. On n’a peut-être pas pu visionner la projection de son film au festival, mais j’ai eu la chance d’échanger avec un aussi grand cinéaste. 


    Empreinte écologique

    Cette année, pour l’arrivée de Tom Cruise sur le tapis rouge, le festival a mobilisé la Patrouille de France. La patrouille a fait deux passages au-dessus du tapis rouge pour un bilan carbone certainement à la mesure des superproductions hollywoodiennes.

    Même chose pour les SUV qui amènent les acteurs de leur hôtel jusqu’au palais, soit une distance de 300 mètres… Oui, mais 300 mètres en talons-aiguilles, c’est long.

    Pourtant, le festival fait par ailleurs des efforts, au moins dans la communication. Pour être accrédité à Cannes, il faut payer une somme de 20 euros. Cette somme d’argent est récoltée pour améliorer l’empreinte écologique de la ville de Cannes. Cependant, quand le site web ne fonctionnait pas et que l’on ne pouvait pas accéder aux séances, le festival a dû distribuer chaque jour un programme papier. Donc, des tonnes de papier ont été gaspillées. On peut penser que les 20 euros sont symboliques et sont demandés pour que le festival ne soit pas critiqué sur son impact écologique. On n’est peut-être pas loin du “Green washing”. 


    Marché du film

    Quand on vous  parle du Festival de Cannes, les tapis rouges, les plages et les grands hôtels vous viennent en tête. Cependant, il ne faut pas oublier que le Festival de Cannes est aussi un festival commercial. Pour cela, il y a un Marché du film au Palais des festivals. Le marché du film est un endroit d’échanges où les différents pays et les professionnels du cinéma essaient de commercialiser de nouveaux films ou séries. Chaque stand essaye de trouver des acheteurs potentiels. Les stands sont loués soit par les gouvernements des pays producteurs de films, soit par des sociétés de production. 

    • Chine

    Le stand chinois était tenu par le gouvernement chinois pour représenter 24 sociétés de l’industrie du cinéma. La Chine participe seulement depuis quelques années au Marché du film. Cette année, ils ne vendaient pas de productions et prenaient juste les contacts des personnes qui seraient potentiellement intéressées par des projets en Chine.

    • Inde

    Le stand indien était tenu par la confédération de l’industrie indienne. C’est la vingtième fois qu’elle participe au Marché du film. Le Sud de l’Inde a développé une industrie du cinéma encore plus importante que la plus connue Bollywood, au Nord de l’Inde. Cette année, l’Inde était le pays à l’honneur. L’Inde a donné 350.000 USD d’aides pour tourner en Inde et recherchait des partenaires locaux. La Chine, la France et les USA ont acheté des films indiens pour les diffuser ensuite dans leurs propre pays. 

    Les indiens vendent principalement des films de Bollywood et des films anciens. Ces films sont la plupart du temps tournés en Inde. J’ai appris aussi sur ce stand que les séries turques sont doublées et ont un très grand succès en Inde, et que les réalisateurs turcs se montrent très intéressés pour tourner en Inde. 

    • Pavillon Coréen

    Le cinéma coréen a connu un boom à la suite du film Parasite en 2019 qui a gagné un Oscar. Cette année, il y a eu deux films coréens dans la sélection officielle de Cannes et le stand en était très fier. La France s’est montrée très intéressée par le cinéma coréen ces dernières années. L’Europe et l’Amérique du Nord d’une part, les pays d’Asie et du Pacifiques d’autre part, sont aussi des clients importants pour la Corée. Le stand a eu vraiment beaucoup de visites cette année. Tout le monde est intéressé par le cinéma Coréen !

    • Iran

    Le stand iranien est financé par le département des films du gouvernement iranien. Ils ont aussi des distributeurs de films indépendants. La politique influence beaucoup la vente : quand les relations politiques ne sont pas bonnes en Iran, cela affecte aussi le marché du cinéma. Apparemment, la situation politique a une influence négative sur les ventes de films.

    Les Iraniens essaient de vendre leurs films en Chine et en Malaisie. Ils participent donc aussi au Shanghai Film Festival. Ce festival est très important pour la vente en Asie. En Europe et aux Etats-Unis, ils vendent seulement des films de festivals. Les réalisateurs connus comme Asghar Farhadi se vendent facilement mais pas pour le box office. Les sujets des films iraniens ne sont pas des sujets légers, ils traitent souvent des problèmes sociaux. L’audience visée par les films iraniens est une audience cinéphile intellectuelle. Les festivals de Berlin et de Cannes sont de bons endroits pour vendre des œuvres iraniennes, mais pas le festival de Venise par exemple. Ces dernières années, Netflix a beaucoup investi dans le cinéma Iranien. Le stand Iranien a aussi des liens avec la Turquie. 


    Interview sur la croisette lors du festival de Cannes 2022. DR.

    Conseils de festivalier

    Finalement, j’ai préparé une petite liste de conseils pour bien se préparer au festival. 

    Voila la liste et j’espère qu’elle sera utile pour vous aussi :

    • Prévoir une ou plusieurs tenues de soirée. C’est indispensable pour pénétrer dans le Palais des festivals.
    • Préparer un plan détaillé de la journée. Il faut un peu d’organisation et d’anticipation pour optimiser l’enchaînement des films.
    • Venir un jour en avance pour repérer les lieux. Cela réduit le stress.
    • Passer un après-midi à la plage de Cannes. On est festivalier ou on ne l’est pas !
    • Rester toujours à l’affût. Vous ne savez jamais sur qui vous pouvez tomber, peut être un réalisateur de cinéma ou une actrice célèbre.
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  • Le palmarès de la 75e sélection officielle du festival de Cannes 2022

    Cette année, le président du Jury de la sélection officielle, Vincent Lindon, a fait un discours d’ouverture très puissant et intéressant. Durant son discours, il a principalement parlé du cinéma d’aujourd’hui. Je vous conseille d’écouter son discours :

    Longs Métrages 

    Palme d’or 

    TRIANGLE OF SADNESS (SANS FILTRE) réalisé par Ruben ÖSTLUND

    Grand prix (ex-æquo)

    CLOSE réalisé par Lukas DHONT

     STARS AT NOON réalisé par Claire DENIS

    Prix de la mise en scène

    PARK Chan-wook pour HEOJIL KYOLSHIM (DECISION TO LEAVE)

    Prix du scénario

    Tarik SALEH pour WALAD MIN AL JANNA (BOY FROM HEAVEN) 

    Prix du Jury (ex-æquo)

    EO  réalisé par Jerzy SKOLIMOWSKI

    &

    LE OTTO MONTAGNE (LES HUIT MONTAGNES) réalisé par Charlotte VANDERMEERSCH & Felix VAN GROENINGEN

    Prix du 75e

    TORI ET LOKITA réalisé par Jean-Pierre & Luc DARDENNE

    Prix d’interprétation féminine

    Zar AMIR EBRAHIMI dans HOLY SPIDER (LES NUITS DE MASHHAD)

    réalisé par Ali ABBASI

    Prix d’interprétation masculine

    SONG Kang-ho dans BROKER (LES BONNES ÉTOILES)

    réalisé par KORE-EDA Hirokazu

    Dans la sélection “Un certain regard”

    Prix Un certain regard

    LES PIRES réalisé par Lise AKOKA & Romane GUERET

    Prix du Jury

    JOYLAND réalisé par Saim SADIQ

    Prix de la mise en scène

    Alexandru BELC pour METRONOM

    Prix de la meilleure performance (ex-æquo)

    Vicky KRIEPS dans CORSAGE réalisé par Marie KREUTZER

    &

    Adam BESSA dans HARKA réalisé par Lotfy NATHAN

    Prix du meilleur scénario

    MEDITERRANEAN FEVER réalisé par Maha HAJ 

    Coup de cœur du Jury

    RODEO réalisé par Lola QUIVORON

    Caméra d’or

    WAR PONY réalisé par Riley KEOUGH et Gina GAMMELL 

    Mention spéciale

    PLAN 75 réalisé par HAYAKAWA Chie

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  • Un avis sur la sélection de Cannes 2022

    Un avis sur la sélection de Cannes 2022

    Pour les gens qui participent pour la première fois au festival de Cannes, il n’est pas simple de s’y retrouver. Essayer de voir le plus de films possible parmi un nombre de séances limitées est un grand défi ! Et puis, il y a aussi plusieurs sections dans le festival de Cannes

    La section la plus réputée est bien sûr la Sélection officielle où les différents long métrages sélectionnés sont en compétition pour la Palme d’Or qui est le prix le plus prestigieux de cette catégorie et du festival. 

    La deuxième section la plus reconnue dans le monde est Un certain regard. C’est une section dérivée de la sélection officielle du Festival de Cannes, créée en 1978. Cette section récompense des cinéastes inconnus ou peu connus et présente un cinéma plus audacieux et original que celui de la sélection officielle. Cette section peut aussi proposer des films expérimentaux, venant parfois de grands cinéastes. Le prix le plus prestigieux d’Un certain regard (et le deuxième plus prestigieux du festival) est la Caméra d’Or

    La section Hors compétition présente des longs métrages à gros budget et grand public.

    Il y a aussi des sections moins connues comme la section Courts métrages. On y retrouve les films de moins de 15 minutes. Ces courts métrages sont en concurrence pour la Palme d’Or du court métrage.

    La Cinéfondation est une section assez nouvelle qui a été créée en 1998. On y trouve des longs métrages venant de différentes écoles de cinéma. Ils sont projetés au festival et, après l’atelier, la cinéfondation aide à la production des œuvres.

    Depuis quelques années, il y a la section Cannes Classics qui, comme son nom l’indique, projette des films anciens, voire classiques, de cinéastes cultes ; et aussi la section du Cinéma de la plage qui fait des projections thématiques en plein air tous les soirs pour le public cannois et les festivaliers. Le Cinéma de la plage est la seule section où les spectateurs n’ont pas besoin d’accréditation. 

    J’ai finalement choisi de me limiter aux deux catégories les plus importantes: la Sélection officielle et Un certain Regard.

    Vous trouverez la liste des récompenses du dernier festival dans l’article Palmarès du festival de Cannes 2022 [lien vers l’article correspondant]

    Juste avant de parler de quelques films qui ont participé à la 75e édition du festival, j’aimerais partager une observation : une grande partie des films étaient plus longs que d’habitude et malheureusement cette tendance ne rajoute pas nécessairement quelque chose à la qualité. Peut-être qu’après deux années de covid, on n’arrivait plus à s’arrêter, à dire “coupez”….

    The Stranger de Thomas M. Wright (Un certain regard)

    Genre : Thriller soporifique

    C’est un polar dont l’action se passe en Australie. Malheureusement,  c’est un film très lent et dans la plupart des scènes la lenteur de la scène n’est pas justifiée. Ces scènes étant trop récurrentes durant ce film soporifique, le spectateur s’ennuie et se perd dans l’histoire. On pourrait peut-être classer le film plutôt dans le genre documentaire que thriller policier puisque l’histoire repose sur une histoire vraie. Durant la première partie du film, les spectateurs étaient un peu perdus dans l’histoire car elle avançait à une vitesse considérablement lente. Ce manque de dynamisme pendant le début du film a fait que les spectateurs ne pouvaient pas rentrer dans l’histoire. A force de regarder des scènes qui ne se suivent pas avec des intervalles trop longs, on perdait le fil de l’histoire et on pouvait s’assoupir. On peut penser que la vision du réalisateur était de partager les actions et les pensées d’un psychopathe. Cependant je n’avais pas d’empathie envers ni le protagoniste ni sa victime. En terme de visuel, la lumière et les images demeurent assez sombres d’un bout à l’autre du long-métrage. L’enjeu est de plonger le spectateur dans une dimension inquiétante et par le biais de la personnalité dévastée de Mark et Henry, l’un du côté des victimes et l’autre du côté des auteurs du crime. La complexité de la relation entre les deux hommes est reflétée par de longs silences. Il faut accepter la lenteur des scènes puisqu’elles font partie d’une immersion dans les eaux profondes de la psychologie d’un tueur. Je ne recommande pas ce long métrage. 

    E.O. de Jerzy Skolimowski (Sélection officielle)

    Genre : Biographie animalière

    E.O. est un film atypique où le protagoniste est un animal. C’est un film très attachant où l’on suit la vie d’un âne. Cela peut vous paraître étrange et même absurde. Mais durant tout le film, on s’attache à l’âne. On ne s’ennuie pas du tout et on ressent de l’empathie envers l’âne. On observe les hommes par les yeux de l’âne et on se questionne parfois sur nos comportements humains vis-à-vis des animaux. Le film pointe du doigt des sujets très pertinents, surtout la vente de la viande d’animaux et la maltraitance des animaux. En même temps, le visuel du film est très riche avec des paysages extraordinaires à regarder et les cadrages donnent envie d’y être, avec notre cher âne. Durant le film, on a plusieurs scènes où on a l’âne en gros plan et c’est dans ces scènes que l’on peut comprendre ses émotions. Ce qu’il ressent est perceptible en regardant ses yeux. Pendant le film, l’âne change plusieurs fois de propriétaire. Durant la période de changement et lorsque l’âne est avec ses différents propriétaires, on peut voir que l’animal est considéré comme une marchandise. Les propriétaires et les autres personnages du film n’ont pas souvent assez conscience que l’âne a des sentiments. Avec très peu de dialogues, on ressent quand même beaucoup de choses à travers l’expression du visage de l’âne, par la mise en scène et ce que le réalisateur veut nous montrer dans chaque scène. Le réalisateur a réussi à nous faire partager beaucoup de choses uniquement par le biais de l’image et en l’absence de dialogues. Il faut absolument le voir. C’est le bijou du festival.

    Hunt de Lee Jung-Jae (Hors compétition)

    Genre : Policier historique coréen

    C’est un film policier coréen qui se déroule après la séparation de la Corée entre le nord et le sud. L’intrigue se noue autour de la tentative d’assasinat du président de la Corée du Sud. Il faut bien admettre que l’Occident ne connaît pas beaucoup de choses sur ce sujet historique. Si cet assasinat avait réussi, alors aujourd’hui on aurait une Corée unie au lieu de deux Corée en tension. Malheureusement pendant le film, on n’arrive pas à bien suivre ni l’histoire, ni les stratagèmes des agents gouvernementaux qui travaillent à cette réunification tant rêvée. Ce film aurait pu avoir sans doute un plus grand succès dans la zone Asie-Pacifique. Le film fourmille de personnages secondaires d’apparence similaires, dans des costumes identiques et des rôles éphémères. Tous ces agents tombent comme des mouches les uns après les autres. Le spectateur a vraiment du mal à se retrouver dans cette galerie d’agents gouvernementaux assez indiscernables. A cause de cela, le spectateur se perd dans les différentes scènes d’action. J’ai trouvé que la conclusion du film n’était pas très satisfaisante. C’est un film d’action finalement très classique. 

    Rodeo de Lola Quivoron (Un certain regard)

    Genre : Polar sociologique urbain

    Le film révèle la face cachée des quartiers en difficulté. La vie des personnes vivant dans des HLM [Habitations à loyers modérés] des banlieues françaises est rarement montrée au cinéma. La protagoniste de l’histoire est fan de moto. Elle les vole pour pratiquer sa passion : faire des figures acrobatiques à moto. Le langage employé qui est celui de la banlieue défavorisée sonne juste. Chaque personnage de l’histoire dépeint une partie de la population vivant dans les quartiers. C’est un film indépendant qui parle d’un sujet très intéressant sur lequel on devrait sensibiliser davantage. L’actrice vedette est extraordinaire de vérité. Est-ce qu’elle joue ou bien se comporte-t-elle comme d’habitude ? On se laisse emporter par cette histoire très crédible. Ce n’est pas pour rien que le film a reçu le prix Coup de cœur du Jury. Les scènes reflètent bien la vie quotidienne d’aujourd’hui dans certaines banlieues en France.

    Tchaikovsky’s Wife de Kirill Serebrennikov (Sélection officielle)

    Genre : Drame historique

    C’est un film historique qui retrace la vie de Tchaikovsky par le biais du vécu de sa femme. Avec un mari qui s’intéresse davantage aux hommes qu’aux femmes, dans une société extrêmemement fermée où les rumeurs vont bon train, c’était dur pour sa femme de s’y retrouver. C’est un film très sombre au propre comme au figuré, l’ambiance est froide durant tout le film. Il se déroule dans des décors verdâtres assez sordides ou dans les rues sombres de Moscou. Le film montre comment la femme de Tchaikovsky perd la tête petit à petit, torturée par l’amour et l’obsession qu’elle porte à son mari, musicien de génie. L’actrice fait passer beaucoup d’émotions avec peu de dialogues. Alyona Mikhailova est magnifique dans son rôle. A mon avis, il est triste que le Jury n’ait pas voulu accorder un prix pour un film russe. C’est peut-être un choix guidé par des considérations politiques, même si le réalisateur est actuellement en exil… 

    Flee de Jonas Poher Rasmussen (Hors compétition)

    Genre : Drame de l’immigration

    Pour changer, ce film est un dessin animé. Le film se présente sous la forme d’un témoignage. Il retrace l’émigration d’un afghan en Suède. Le voyage est terrible mais le protagoniste ne baisse jamais les bras. C’est une animation très réussie qui va vous toucher profondément. On comprend mieux la vie des personnes qui n’ont pas les mêmes possibilités que la plupart d’entre nous. Après ce film, il est possible de développer plus de compassion envers les immigrants qui essaient de tout recommencer dans un autre pays. 

    When You Finish Saving the World de Jesse Eisenberg (Un certain regard)

    Genre : Histoire psychologique bon marché

    Ce film est le premier long métrage de l’acteur Jesse Eisenberg en tant que réalisateur. Le film traite d’une relation tendue entre une mère et son fils. Je n’arrive pas a comprendre comment cet acteur primé a pu choisir pour son premier film un thème déjà exploré de nombreuses fois. Son film souffre d’un certain nombre de défauts : il y a plusieurs scènes qui n’apportent rien à l’histoire, le scénario ne progresse pas… et le film n’aboutit nulle part. J’ai été très déçu par ce film qui manque de dynamisme. Même si j’aime beaucoup les acteurs, je ne peux pas le recommander et je ne pense pas qu’il va sortir facilement au cinéma. 

    Armageddon Time de James Gray (Sélection officielle)

    Genre : Classique américain

    C’est un film classique américain avec un scénario peu intéressant et repris plusieurs fois. Une des seules bonnes choses dans ce film est d’y voir Anthony Hopkins à son meilleur. On ne sait pas combien de films il pourra faire encore mais son rôle n’est pas oublié dans cette œuvre. James Gray s’est inspiré du film Les 400 coups de Truffaut, tout en revisitant les éléments typiques du cinéma de ce grand cinéaste. L’histoire tourne autour d’une famille juive immigrée où l’on retrouve des conflits avec le père et des désirs d’émancipation. Je ne recommande pas ce film qui ne se démarque pas des autres films présentés dans la sélection officielle de cette année. 

    Three Thousand Years Of Longing de George Miller (Sélection officielle)

    Genre : Conte fantastique 

    George Miller a décidé de faire un film de contes en mélangeant les histoires d’Aladin, Hezarfen Çelebi  et les Mille et une nuits. Une petite dose de harem, un peu de Bosphore pour le pittoresque et bien sûr des assassinats de princes… Car il n’y a pas de meilleur endroit qu’Istanbul pour situer un conte orientaliste. J’étais très content de voir les jeunes acteurs et actrices turcs jouant aux côtés de très bons artistes comme Tilda Swinton et Idris Elba. Je ne peux pas dire que ce film était excellent, mais voir George Miller fantasmer sur Istanbul procure un énorme plaisir… Il est fort probable que ce film viennne à Istanbul. Je vous le conseille fortement.

    Final Cut de Michel Hazanavicius (Hors compétition)

    Genre : Film d’horreur comique

    Cette année, le film d’ouverture du festival était absolument génial ! J’ai eu la chance de le voir dans le Palais des festivals. Malheureusement, des spectateurs impatients ont quitté la salle pendant la première quinzaine de minutes du film. Dommage, car c’était juste là qu’il fallait rester. C’est un film français atypique. Un remake d’un film japonais de zombies dont le titre est Ne coupez pas. Si vous n’aimez pas le genre, donnez tout de même une chance à ce film. Dans un film d’horreur, on devrait avoir peur, évidemment. Mais ici, on rigole de bon cœur car c’est aussi un film comique. Il contient un bon nombre de situations et de répliques qui vous mettront le sourire aux lèvres. La construction du film est irréprochable : chaque détail est à sa place. Les acteurs sont excellents. Il est dommage que ce film n’ait pas été en compétition. 

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  • La Turquie à Cannes

    La Turquie à Cannes

    Le cinéma turc est reconnu et régulièrement récompensé dans les festivals étrangers. Yılmaz Güney occupe certainement une place spéciale dans la reconnaissance internationale du cinéma turc. Son poing levé lors de la remise de sa Palme d’Or est resté dans toutes les mémoires et a visiblement marqué l’imaginaire de ses successeurs : des lauréats turcs de Cannes comme Nuri Bilge Ceylan ou Fatih Akin ont voulu symboliser une “filiation” en reproduisant le même geste.  

    Le réalisateur Yılmaz Güney à Cannes

    Parmi les réalisaters turcs qui comptent actuellement, voici ceux qui ont croisé l’histoire du festival de Cannes :

    Nuri Bilge Ceylan

    Nuri Bilge Ceylan est le réalisateur turc dont les films ont été le plus sélectionnés au festival. Son court-métrage Koza (Cocoon) est projeté au Festival de Cannes en 1995. Nuri Bilge Ceylan a remporté de nombreux prix avec son premier long-métrage Kasaba (Petite ville) ainsi qu’avec Mayıs Sıkıntısı (Nuages de mai), son second film. Uzak (Lointain), son troisième long-métrage, reçoit le Grand Prix et le Prix d’interprétation masculine à Cannes en 2003. Ce film remporte un véritable succès à l’international. Le film İklimler (Climats), qu’il réalise en 2006, obtient la même année le Prix FIPRESCI à Cannes (prix de la presse cinématographique). Il est ainsi salué par la profession et la critique internationale. Son dernier film, Üç Maymun (Les trois singes) lui vaut le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2008.

    Nuri Bilge Ceylan obtient le grand prix (Ex-aequo) en 2011 avec Bir zamanlar anadolu’da (Il était une fois en Anatolie) et la Palme d’Or avec Kış uykusu (Winter Sleep) en 2014. Il est à nouveau en compétition au festival de Cannes en 2018 avec Ahlat ağacı (Le poirier sauvage).

    Fatih Akın

    Fatih Akın est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur allemand dont les parents sont d’origine turque. Il a obtenu le prix du scénario au Festival de Cannes 2007 avec Yaşamın Kıyısında (De l’autre côté). En 2005, il réalise un documentaire sur la musique en Turquie, Crossing the Bridge – The Sound of Istanbul présenté hors compétition au Festival de Cannes où il est également membre du jury sous la présidence d’Emir Kusturica.

    Fatih Akın a aussi obtenu l’Ours d’Or du festival de Berlin en 2004 avec Duvara Karşı (Head-On) ainsi que le Grand prix à la Mostra de Venise 2009 avec la comédie Soul Kitchen ou encore le Golden Globe (USA) du meilleur film en langue étrangère en 2018 pour Paramparça (In the fade).

    Semih Kaplanoğlu

    Semih Kaplanoğlu, qui a représenté la Turquie au 74e festival de Cannes en 2021 avec Bağlılık Hasan (Les Promesses d’Hasan), avait déjà participé dans la section Quinzaine des Réalisateurs avec le film Yumurta (Oeuf) en 2007. Il a gagné l’Ours d’Or avec Bal (miel) à Berlin en 2010. Il a aussi participé aux Ateliers de Cannes avec Süt (Lait) la même année, et a fait partie du jury de la Cinéfondation et des Courts métrages du Festival de Cannes en 2013.

    Emin Alper

    Emin Alper écrit et réalise son premier film Tepenin ardı (Derrière la colline) en 2012. Celui-ci est récompensé par le Prix du meilleur premier film de la Berlinale de 2012. La même année, il obtient aussi le prix du meilleur film au Asia Pacific Screen Award. Il réalise Kız Kardeşler (A Tale of Three Sisters) en 2019. Son dernier film, Kurak Günler (Burning Days), a été sélectionné en compétition pour Un certain regard au 75e Festival de Cannes en 2022.

    Ferzan Özpetek

    Son premier film, Hammam (Le bain turc), date de 1997. Il a participé au festival de Cannes en 1999 dans la  section Un certain regard avec Harem Suare (Le Dernier Harem). 

    Membres du jury turcs au festival de Cannes

    Nuri Bilge Ceylan à Cannes

    Jusqu’à présent, trois turcs ont été membres du jury de la sélection officielle du Festival de Cannes.

    2005…

    Javier Bardem – Fatih Akın – Nandita Das – Salma Hayek – Benoît Jacquot – Toni Morrison – Agnès Varda – John Woo

    2007..

    Marco Bellocchio – Maggie Cheung – Toni Collette – Maria de Medeiros – Orhan Pamuk – Michel Piccoli – Sarah Polley – Abderrahmane Sissako

    2009…

    Asia Argento – Nuri Bilge Ceylan – James Gray – Hanif Kureishi – Lee Chang-dong – Shu Qi – Sharmila Tagore – Robin Wright

    Films Turcs présentés à Cannes (par ordre chronologique)

    YOL (La permission) – 1982

    Réalisateur : Şerif Gören

    Scénario : Yılmaz Güney

    Acteurs : Tarık Akan – Şerif Sezer – Halil Ergün – Meral Orhonsay

    Sélection Officielle : Grand Prix Palme d’Or

    KOZA – 1995

    Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan

    Scénario : Nuri Bilge Ceylan

    Acteurs : Fatma Ceylan – Emin Ceylan – Turgut Toprak

    Section Courts Métrages : En compétition 

    HAREM SUARE (Le Dernier Harem) – 1999

    Réalisateur : Ferzan Özpetek

    Scénario : Ferzan Özpetek – Gianni Romoli

    Acteurs : Serra Yılmaz – Lucia Bose – Alex Descas – Valeria Golino – Marie Gillain

    Section Un Certain Regard : Film de Clôture

    YAZGI (Le Destin) – 2002

    Réalisateur : Zeki Demirkubuz

    Scénario : Zeki Demirkubuz

    Acteurs : Zeynep Tokuş Serdar Orçin

    Section Un Certain Regard : En compétition

    İTİRAF (Confession) – 2002

    Réalisateur : Zeki Demirkubuz

    Scénario : Zeki Demirkubuz

    Acteurs : Taner Birsel – Başak Köklükaya

    Section Un Certain Regard : En compétition

    UZAK (Lointain) – 2003

    Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan

    Scénario : Nuri Bilge Ceylan

    Acteurs : Muzaffer Özdemir – Zuhal Gencer Erkaya – Mehmet Emin Toprak

    Sélection Officielle : Grand Prix et Prix du Meilleur Acteur (Muzaffer Özdemir)

    İKLİMLER (Les climats) – 2006

    Réalisateur: Nuri Bilge Ceylan

    Scénario: Nuri Bilge Ceylan

    Acteurs: Nuri Bilge Ceylan – Ebru Ceylan – Mehmet Eryılmaz – Nazan Kırılmış

    Sélection Officielle : En compétition

    YAŞAMIN KIYISINDA (De l’autre côté) – 2007

    Réalisateur : Fatih Akın

    Scénario : Fatih Akın

    Acteurs : Nurgül Yeşilçay – Baki Davrak – Patrycia Ziolkowska – Nursel Köse – Tuncel Kurtiz – Hanna Schygulla

    Sélection Officielle : Prix du Scénario

    ÜÇ MAYMUN (Les trois singes) – 2008

    Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan

    Scénario: Ebru Ceylan – Ercan Kesal – Nuri Bilge Ceylan

    Acteurs: Yavuz Bingöl – Hatice Aslan – Ahmet Rıfat Şungar – Ercan Kesal

    Sélection Officielle : Prix de la Mise en Scène

    BİR ZAMANLAR ANADOLU’DA (Il était une fois en Anatolie) – 2011

    Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan

    Scenario : Ercan Kesal – Nuri Bilge Ceylan

    Acteurs : Muhammet Uzuner – Ercan Kesal – Ahmet Mümtaz Taylan – Yılmaz Erdoğan – Fırat Tanış – Taner Birsel

    Sélection Officielle : Grand Prix (Ex-aequo)

    SESSİZ (Silencieux) – 2012

    Réalisateur : Rezan Yeşilbaş

    Scénario : Rezan Yeşilbaş

    Acteurs : Belçim Bilgin – Cem Bender

    Section Court Métrage : Palme d’Or 

    KIŞ UYKUSU (Winter Sleep) – 2014

    Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan

    Scénario : Ebru Ceylan – Nuri Bilge Ceylan

    Acteurs : Haluk Bilginer – Demet Akbağ – Nejat İşler – Melisa Sözen – Serhat Kılıç – Tamer Levent – Ayberk Pekcan

    Sélection Officielle : Palme d’Or

    SALI (Mardi) – 2015

    Réalisateur : Ziya Demirel

    Scénario : Ziya Demirel

    Acteurs : Melis Balaban – Yonca Hiç – Zeki Ocak

    Section Court Métrage : En Compétition

    PARAMPARÇA (In the Fade) – 2017

    Réalisateur : Fatih Akın

    Scénario : Fatih Akın

    Acteurs : Denis Moschitto – Johannes Krisch – Samia Chancrin – Diane Kruger – Numan Acar – Ulrich Tukur

    Sélection officielle : Prix de l’Interprétation féminine (Diane Kruger)

    AHLAT AĞACI (Le poirier sauvage) – 2018

    Réalisateur : Nuri Bilge Ceylan

    Scénario : Ebru Ceylan – Nuri Bilge Ceylan – Akın Aksu

    Acteurs : Doğu Demirkol – Bennu Yıldırımlar – Serkan Keskin – Akın Aksu – Hazar Ergüçlü – Tamer Levent – Murat Cemcir

    Sélection Officielle : En Compétition

    BAĞLILIK HASAN (Les Promesses d’Hasan) – 2021

    Réalisateur : Semih Kaplanoğlu

    Scénario: Semih Kaplanoğlu

    Acteurs : Umut Karadağ – Filiz Bozok – Mahir Günşiray

    Section Un Certain Regard : En compétition

    KURAK GÜNLER (Burning Days) – 2022

    Réalisateur : Emin Alper

    Scénario : Emin Alper

    Acteurs: Selahattin Paşalı – Ekin Koç – Erol Babaoğlu – Selin Yeninci

    Section Un Certain Regard : En compétition

    Plus de publications
  • Nomade comme une troupe

    Nomade comme une troupe

    Cette année a vu naître la nouvelle troupe de théâtre de Pierre Loti baptisée « La troupe nomade » et qui compte 14 lycéens mordus d’art dramatique.

    Sous la houlette des deux animatrices de l’atelier, Mme Lara Abdel Massih et de Mme Alev Izet, les membres de La troupe nomade ont pratiqué, pour la première fois pour certains, l’art du spectacle.
    Ils ont évolué dans leur pratique au rythme des exercices et des improvisations. Hormis la découverte de soi rendue possible par cet atelier médiateur, ils se sont découverts les uns les autres et ont « fait troupe », apothéose de toute pratique dramatique.

    Côte à côte, ils ont conçu, préparé et mis en scène une pièce de théâtre, Le théâtre ou la vie, une composition à l’écriture de laquelle a collaboré la talentueuse Talia Türkmenoğlu en y ajoutant un texte inédit.

    La troupe nomade a participé à une première expérience théâtrale interactive aux côtés d’une troupe professionnelle au Palais de France à l’occasion du Printemps de la francophonie, le jeudi 24 mars 2022.

    Notre troupe s’est ensuite produit pour la première fois à un festival scolaire de théâtre à Istanbul. Les membres de La troupe nomade y ont eu l’occasion de visionner plusieurs représentations théâtrales mises en scène par d’autres lycéens stambouliotes. Ils ont également été applaudis par leurs pairs après une représentation inoubliable de leur pièce. Inoubliables aussi sont les moments partagés dans les coulisses.

    Une maman redoutable – Elisa et Ozan. DR.
    On ne mange pas de gâteau au lit ! – Derin. DR.
    Telle mère, telles filles ! Zeynep, Derin et Elisa. DR.
    Bienvenue dans notre maison de verre. – Elisa, Erdeniz et Manon. DR.
    Qui n’a pas appris sa leçon ? – Sumo et Armand. DR.
    Me faire ça à moi ! Arman. DR.
    Je suis face à ma mère cette fois. – Talia et Zeynep. DR.
    Je t’oublie Roberto, je t’ai oublié ! – Sacha et Zeynep. DR.
    La juste valeur du tableau ! – Erdeniz. DR.
    Cher ? – Ozan et Erdeniz. DR.
    Notre maison n’a été qu’un espace de jeu ! Sacha et Sumo. DR.
    C’est cela devenir un homme, voir le visage de son père en face, un jour. – Zeliha, Elif et Lucie. DR.
    Panique à bord ! – Derin, Manon, Ozan, Erdeniz, Elif et Zeliha. DR.
    Face-à-face avec la mort – Irmak. DR.
    La mort en personne – Lucie et Irmak. DR.

    Nous partageons avec plaisir avec les lecteurs de Crescendo des photos de nos expériences en attendant de préparer pour vous et pour le public de Pierre Loti un spectacle aussi remarquable que celui de cette année.

    Plus de publications
  • Les Secondes germanistes se racontent !

    NDLR : Article de valorisation des productions réalisées par les lycéens germanistes dans le cadre du Mai des langues avec Mme Houdaer Alekperov

    Les germanistes de Seconde nous parlent de leurs expressions préférées en allemand…


    Dans le cadre du Mai des langues, les lycéens se confient face caméra

    Les enregistrements ont été effectués avec les élèves présents en reprenant l’idée de mettre à l’honneur le plurilinguisme des élèves du réseau AEFE et de promouvoir les langues parlées et apprises par nos élèves, notamment la langue de notre pays hôte. Je suis très fière de l’implication de nos élèves, et surtout des efforts qu’ils ont fournis avec une assez forte contrainte de temps pour s’organiser et travailler en équipes.

    Des erreurs sont commises bien sûr, quelle(s) que soi(en)t la/les langues dans la/lesquelle(s) ils ont choisi de s’exprimer, j’ai pris le parti de ne pas les interrompre, car bon nombre d’entre eux ont vraiment fait l’effort de s’exprimer de manière spontanée, comme ils l’auraient fait en cours, tout en essayant ici de surmonter le stress procuré par le fait d’être filmé. Un exercice qui leur aura été très profitable dans tous les cas !
    En espérant que ces travaux vous plairont !

    Mme Houdaer Alekperov

  • Les Premières germanistes se racontent !

    NDLR : Article de valorisation des productions réalisées par les lycéens germanistes dans le cadre du Mai des langues avec Mme Houdaer Alekperov

    Chers germanistes de Première, quelles langues parlez-vous ? Apprenez-vous ou aimeriez-vous apprendre de nouvelles langues ?


    Dans le cadre du Mai des langues, les lycéens se confient face caméra

    Les enregistrements ont été effectués avec les élèves présents en reprenant l’idée de mettre à l’honneur le plurilinguisme des élèves du réseau AEFE et de promouvoir les langues parlées et apprises par nos élèves, notamment la langue de notre pays hôte. Je suis très fière de l’implication de nos élèves, et surtout des efforts qu’ils ont fournis avec une assez forte contrainte de temps pour s’organiser et travailler en équipes.

    Des erreurs sont commises bien sûr, quelle(s) que soi(en)t la/les langues dans la/lesquelle(s) ils ont choisi de s’exprimer, j’ai pris le parti de ne pas les interrompre, car bon nombre d’entre eux ont vraiment fait l’effort de s’exprimer de manière spontanée, comme ils l’auraient fait en cours, tout en essayant ici de surmonter le stress procuré par le fait d’être filmé. Un exercice qui leur aura été très profitable dans tous les cas !
    En espérant que ces travaux vous plairont !

    Mme Houdaer Alekperov

  • Les Terminales germanistes se racontent !

    NDLR : Article de valorisation des productions réalisées par les lycéens germanistes dans le cadre du Mai des langues avec Mme Houdaer Alekperov

    Chers germanistes de Terminale, quelles langues parlez-vous, quelles langues apprenez-vous ?


    Dans le cadre du Mai des langues, les lycéens se confient face caméra

    Les enregistrements ont été effectués avec les élèves présents en reprenant l’idée de mettre à l’honneur le plurilinguisme des élèves du réseau AEFE et de promouvoir les langues parlées et apprises par nos élèves, notamment la langue de notre pays hôte. Je suis très fière de l’implication de nos élèves, et surtout des efforts qu’ils ont fournis avec une assez forte contrainte de temps pour s’organiser et travailler en équipes.

    Des erreurs sont commises bien sûr, quelle(s) que soi(en)t la/les langues dans la/lesquelle(s) ils ont choisi de s’exprimer, j’ai pris le parti de ne pas les interrompre, car bon nombre d’entre eux ont vraiment fait l’effort de s’exprimer de manière spontanée, comme ils l’auraient fait en cours, tout en essayant ici de surmonter le stress procuré par le fait d’être filmé. Un exercice qui leur aura été très profitable dans tous les cas !
    En espérant que ces travaux vous plairont !

    Mme Houdaer Alekperov

  • Vidéo – Terra Nostra : la 1e édition des DJF@IST


    1e édition des Débats des jeunes francophones @IST – Terra Nostra : les lycéens de Pierre Loti ont organisé trois tables-rondes sur le thème de l’environnement le mercredi 30 mars 2022 à l’Institut Français, antenne d’Istanbul, avec la participation des élèves des lycées Saint Joseph, Sainte Pulchérie, Saint Benoit, Galatasaray, Notre-Dame de Sion et Küçük Prens !