Le Maroc et la Turquie, bien qu’ils soient deux pays situés à l’opposé de la mer Méditerranée, possèdent des similitudes qui les rapprochent plus que ce que l’on pourrait croire.
L’importance croissante des startups dans l’économie contemporaine
Avec la transformation profonde de l’économie mondiale et une nouvelle façon de monter sa propre entreprise, l’entrepreneuriat au travers de startups fait son entrée en scène depuis ces dix dernières années dans le monde de l’économie, ce qui peut contribuer à rapprocher l’économie de ces deux pays.
En effet, ces deux pays méditerranéens montrent des économies en rapide évolution, qui sont soutenues par des idées innovantes et des avancées technologiques qui les lancent vers le marché mondial. Des startups marocaines comme ATLAN Space, qui a développé une technologie qui utilise l’IA pour contrôler les drones, ou des startups turques, comme Getir, qui a révolutionné la livraison rapide, non seulement en Turquie mais aussi en Europe, ne sont que des exemples d’écosystèmes qui ne peuvent être que prometteurs pour les deux pays.
Une jeunesse de plus en plus connectée et ouverte
Les élèves des deux pays se distinguent par leur ouverture d’esprit, leurs similitudes culturelles et leur intérêt particulier pour les nouveautés technologiques et économiques, tout en restant attachés à leur pays. Dans ces deux pays, nous sommes une jeunesse de plus en plus connectée et ouverte aux courants mondiaux et aux technologies modernes, ce qui ne fait que nous rapprocher encore plus. Ce rapprochement prépare un terrain fertile pour des projets conjoints dans une variété de domaines, dont la technologie et l’entrepreneuriat.
Les deux pays, bien qu’éloignés, ont le français en partage
Parlé par presque la moitié des marocains, mais aussi par un nombre non négligeable de turcs, le français, langue aux 450 millions de locuteurs dans le monde, a réussi à préserver son héritage ancré dans la culture et l’histoire d’Istanbul depuis son arrivée à la cour ottomane au 16ème siècle. L’usage de la langue permet aux citoyens des deux pays une ouverture vers d’autres communautés francophones, tout en gardant leur propre singularité.
Bien que les langues principales des deux pays ne soient pas les mêmes, le français reste un pont qui relie les deux communautés. Souvent, la langue joue un rôle plus important que ce que l’on croit : maîtriser une langue commune que nous avons apprise pendant notre jeunesse permet d’établir des liens plus forts. Dans ce cadre, je souhaiterais souligner l’importance que les lycées francophones de Turquie et du Maroc apportent potentiellement à cette coopération. Des projets ou concours en commun entre les lycées des deux pays ne sont que deux exemples d’une multitude d’échanges culturels possibles entre la Turquie et le Maroc.
Pour conclure, je voudrais réaffirmer que les relations que l’on pourrait entretenir dans le futur relèvent d’une importance capitale pour ces deux pays qui se ressemblent plus que l’on ne pourrait le croire parfois. L’utilisation du français reste un pont qui les relie, bien que séparés par la mer Méditerranée. Elle renforce la possibilité qui est donnée à ces deux pays d’entretenir une relation de coopération, d’échanges culturels et de communication dans un monde de plus en plus connecté.
Mise en page par Arif Kilinç
